1. Notre intervention traduit une volonté de redéfinir le quartier proposé à partir d'une recomposition des structures urbaines.
Redéfinition des limites erronées par:
- une lecture historique;
- l'analyse des structures urbaines qui se sont modifiées au cours de l'évolution de la ville.
Identification des nouvelles structures urbaines:
- Grande échelle (est-ouest):
Restructuration Lien projeté de la rue Peel avec de la Commune;
Projets à venir du canal de Lachine, réhabilitation du Vieux-Port et de la rue de la Commune.
- Existantes (nord-sud):
La rue McGill: lien entre la Montagne et le fleuve;
L'autoroute Bonaventure et le bâtiment du chemin de fer: structures à l'échelle de la ville.
- Échelle intermédiaire :
- Le quartier est délimité par la maille primaire bordée par:
- la rue Saint-Antoine;
- la rue de la Commune;
- la rue de la Montagne;
- la rue McGill.
- Dans la maille primaire, les axes est-ouest définissent trois entités:
- entre la rue Saint-Antoine et la rue Notre-Dame;
- entre la rue Notre-Dame et la rue William;
- entre la rue William et de la Commune.
- L'entité entre la rue Saint-Antoine et Notre-Dame constitue la limite sud du centre-ville.
2. Stratégie de réinsertion du quartier dans sa maille et dans la nouvelle structure urbaine
L'analyse historique dégage une lecture est-ouest délimitant une épaisseur nord-sud:
- La rue Notre-Dame traverse la ville d'est en ouest;
- La rue William relie la Pointe à Callière aux écluses de Saint-Gabriel (l'un des temps forts du futur réamanagement du canal de Lachine).
- Les îlots entre William et Saint-Paul apparaissent comme une interface entre les anciens faubourgs des Récollets et de Griffintown.
C'est dans cette épaisseur que nous définissons un site d'intervention stratégique, appuyé sur la rue William et occupant les îlots bordés par la rue Saint-Paul, entre McGill et Peel.
Geste urbain (est-ouest, échelle de la ville)
- Le geste urbain relie la rue McGill à la rue Peel, en considérant cette dernière comme axe polarisateur du redéveloppement de ses franges à l'est et à l'ouest.
- Ré-appropriation des structures de l'autoroute et du train comme faisant partie des secteurs voisins: elles ne signifient plus une coupure qui definit une limite à l'intérieur des anciens faubourgs industriels.
- Dans cette perspective la rue McGill , axe majeur nord-sud, n'est plus considérée comme une transition entre le Vieux-Montréal et l'ancien faubourg, mais comme une suture entre deux entités distinctes.
- Le geste urbain, dans un lien est-ouest, s'appuie sur la rue William et trouve son épaisseur nord-sud dans l'îlot: geste unificateur qualifié d'une perméabilité mais qui délimite néanmoins le quartier au sud et le consolide en tant qu'entité distincte.
- L' échelle et la localisation en font un élément qui projette le quartier à l'échelle urbaine. (La structure qui traverse l'autoroute en est le symbole.)
- La vocation urbaine est de type institutionnel et englobe espace de représentation, centre de diffusion, services liés à la production. Elle constitue un support aux activités du quartier et se justifie dans la continuité des institutions en place: Musée de la Pointe à Callière, Musée d'histoire de Montréal, École de Technologie supérieure.
Geste bâti (nord-sud, échelle du quartier)
- La colonne vertébrale est une structure qui définit son épaisseur au centre, entre la rue Saint-Paul et la
rue William. Cette position ne privilégie ni le nord ni le sud de l'îlot, la colonne vertébrale ne constitue pas une limite, mais un geste unificateur s'exprimant par une perméabilité.
- Trois bâtiments s'implantent dans une orientation nord-sud, fermant les perspectives des rues Prince, Queen et King. Par contre ils ne s'implantent pas dans la continuité de celles-ci mais perpendiculairement à la rue William.
- Ces nouveaux bâtiments possèdent des gabarits qui varient au sud de la colonne vertébrale et au nord. Ces gabarits respectifs sont de 4 étages et de 6 étages (équivalant à 8).
Le projet central se définit par l'articulation d'un lieu institutionnel et d'espaces publics.
- Colonne vertébrale
La structure centrale est revêtue à l'extérieur d'une peau, support d'un écran. À l'intérieur, elle abritent les circulations horizontales et verticale desservant l'institution. Sa nature et son épaiseur varient sur sa longueur. Elle accroche les bâtiments existants dont certains sont complétés. Elle devient une passerelle qui supporte un écran au-dessus de l'autoroute et du bâtiment du train; à l'extrémité McGill, elle est réduite à un écran qui limite un espace public.
- L'espace public
Il se définit dans les interstices du cadre bâti et traverse de part et d'autre de la colonne vertébrale qui offre un dégagement au sol.
- Qualité architectonique
La référence industrielle s'exprime par la hauteur des étages ainsi que par les colonnes qui excèdent le cadre bâti.
Cardinal & Hardy
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